Pour mémoire, voici quelques informations et impressions sur les événements passés.
Les plus récents sont en haut de la page...

Sambo Boly - Vincent de Paul ZoungranaVoir la Lettre d'information

 

 

 

 

 

Écouter l'interview de Gilbert Cujean
sur Radio Django (www.django.fm),
le 5 septembre 2017:

 

 

 

 

 

Association Ipso Facto - Assemblée générale 2017

Comme l'année dernière, cette association «pour l'octroi de bourses d'études» à l'Académie Syldep (Ouahigouya, Burkina Faso) a choisi l'Espace Rambert 22 pour sa 6e assemblée générale.

 

 

Souk 2017 Supplémentaires

Peut-être que…

… vous n’avez pas su?

… vous n’avez pas lu?

… vous n’avez pas pu?

… vous n’y avez pas cru?

… les dates ne convenaient pas?

… vous étiez pas dans la région?

… vous aviez d’autres occupations?

ou alors...

… vous aimeriez revenir «juste pour le plaisir des yeux»
… ou plus si coup de coeur?

et…

… vous ne partez pas en vacances à la fin juillet!

Alors pas de problème! Pour tous ceux qui se sont reconnus (et les autres aussi!) il y aura 2 supplémentaires à l’EXPOSITION-VENTE d’artisanat et d’art ouest africains qu’organise Gilbert Cujean à L’Espace Rambert 22, 

samedi 29 et dimanche 30 juillet 2017 de 14h à 20h

 

 

Le souk 2017 de «sudgalerie» et de la «Boutique Touareg»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carrés & Croisements

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Une très intéressante exposition-vente, avec les magnifiques patchworks et quilts de Françoise de Coulon, ainsi que les broderies et objets divers en textiles de Nora Studer.

Petit historique du patchwork

Patchwork* et quilting** remontent à une très haute antiquité et se retrouvent dans presque toutes les cultures. A l'origine on utilisait le quilting pour se protéger du froid, sous forme de couvertures, de tentures ou de vêtements. Les textiles quiltés les plus anciens ont été retrouvés en Chine et en Egypte. On pense que les croisades ont contribué à la diffusion de cette forme de confection. On a quilté les chemises que les chevaliers portaient sous leurs armures. En Europe médiévale, on a quilté le lin, le coton et la soie. L'Italie du sud en a fait une variante au 14ème siècle: le trapunto. On donnait un relief supplémentaire en retravaillant les dessins du tissus. Dès le 17ème siècle, Marseille produisait un piqué marseillais proche du trapunto et une spécialité plus raffinée appelée boutis qui était exportés dans toute l'Europe et les colonies américaines. Il s'agissait d'objets luxueux de décoration ou d'habillement, parfois rebrodés de soie.

 

En fait, les plus anciens témoignages de patchwork et de quilts parlent du statut social, d'appartenance tribale et aussi de protection symbolique, voire religieuse. On en trouve chez les bouddhistes, les musulmans, les chrétiens et même les animistes. Le plus vieux témoignage connu est un baldaquin égyptien datant de 980 avant J-C. On peut le voir au musée du Caire. Des bannières religieuses ont été trouvées dans la grotte des 1000 bouddhas en Inde. L'Afrique a ses propres symboles et techniques que les esclaves africains ont emmenés aux États-Unis.

 

Le patchwork a connu une expansion inattendue lors du blocus décrété par les Anglais au XVIIIème siècle. Les plus petits morceaux de coton sont alors devenus précieux. L'importation de quilts devenant trop onéreuse pour les émigrants pauvres, ils ont alors mis leurs connaissances en commun et ont créé les "Quilting Bee“, occasions très appréciées de réunions sociales. Cet art ancien est devenu emblématique de la civilisation américaine. Après la Révolution industrielle, le patchwork a persisté principalement dans les régions rurales. Mais depuis la fin du siècle dernier il connaît une résurrection spectaculaire. Il est en faveur aussi bien chez les artistes que chez les simples artisans. Il peut servir à la décoration, l'habillement ou même refléter des opinions politiques! Un quilt peut être beau sans être fonctionnel. Mais un ouvrage "patché" est toujours un petit bonheur à partager.

 

*) patchwork: assemblage de tissus divers pour faire le dessus (top) d'un ouvrage

**) quilting: matelassage servant à maintenir le top, la ouatine et le dessous, il peut être fait à la main ou à la machine —ou un mélange des deux.

 

 

 

L'atelier Expression et Découvertes (LED)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Association Ipso Facto - Assemblée générale 2016

Cette association «pour l'octroi de bourses d'études» à l'Académie Syldep (Ouahigouya, Burkina Faso) a choisi l'Espace Rambert 22 pour sa 5e assemblée générale. Une vingtaine de membres étaient présents dans le salon, aménagé pour l'occasion en salle de conférence.

 

 

Exposition-vente d'artisanat et d'art d'Afrique de l'ouest

Comme chaque printemps, après son retour d'un séjour en Afrique de l'ouest, Gilbert Cujean organise un «souk» avec les objets qu'il a découverts et achetés.

Le choix est varié et les objets de première qualité:

  • de magnifiques bijoux touareg en argent 925, agate et ébène, [Moussa Ouhmoudou et consorts, Ouagadougou et Niamey]
  • des boîtes touareg en bois (et plastique!) couvert de cuir, [Abdoulaye «Bèbey» Dicko, Ouagadougou]
  • des colliers fantaisies en bois, perles de verre, ou tissu, [Hamadoun Bolly, Ouagadougou] [Divers, Burkina Faso]
  • des sculptures en bois, [Divers, Burkina Faso]
  • des statuettes et des «oiseaux» en bronze (cire perdue), [Amidou «Rasta» Traoré, Ouagadougou]
  • des figurines en bronze (cire perdue) de toutes tailles, [Yacouba Gandema, Koudougou] [Abou Traoré, Bobo Dioulasso] [Salfo Dermé, Koudougou] [Divers, Burkina Faso]
  • des peintures naïves (scènes de rues), [Abdoul Karim Ouédraogo, dit «AKO Wilson», Ouagadougou]
  • des huiles sur toiles, [Richard «Berkowin» Somé, Ouagadougou]
  • des acryliques sur toiles, [Joseph Amédokpo, Vogan (Togo)]
  • des techniques mixtes sur papier, [Sambo Boly, Ouagadougou]
  • des sacs, pochettes et autres objets en sachets plastiques recyclés, [Organisation GAFREH, Bobo Dioulasso]
  • etc.

Chaque objet a été choisi, en principe dans l'atelier-même de l'artisan ou de l'artiste. La quasi totalité de ces créateurs sont connus de longue date et souvent des amis de Gilbert Cujean. Ces achats sont faits dans un esprit de commerce équitable (prix corrects à l'achat, marge raisonnable lors de la revente).

Une suite est prévue à l'automne afin de libérer de la place pour de futurs nouveaux achats!

 

 

Le premier chapitre de l’histoire de L’Espace Rambert 22 s’intitule «Collages Spontanés» et il est le fruit d’une collaboration entre trois personnes différentes, d’horizons divers et de parcours de vie variés. Colette Bally, Antoinette Blandu et Françoise Cujean... 

 

Colette Bally et Antoinette Blandu se connaissent depuis longtemps tant sur un plan professionnel qu’artistique et elles avaient l’habitude de dessiner et peindre ensemble. 

 

Le parcours à trois a commencé dans une cave un peu sombre et humide au sous sol de l’immeuble situé à l’avenue Eugène-Rambert 22 et qui servait d’atelier à Françoise Cujean.

Du dessin, de l’aquarelle, des collages, des techniques mixtes ont jalonné un chemin entamé au printemps 2014, mais ce sont finalement les collages qui ont donné lieu à des créations pleines de couleurs.

 

Des rires, des soupirs, des commentaires, des fragments de vie ont laissé leur empreinte sur des cartons de différentes dimensions.

Ce travail très personnel n’était pas forcément destiné à être présenté, mais sorti de la cave et placé à la lumière du jour, il a montré sa force et son authenticité. 

L’unité de cette exposition s’est constituée grâce à des supports blancs ou noirs, mettant en valeur la diversité des matières et des techniques. 

 

Pendant trois jours, famille et amis, ont partagé un verre, grignoté, discuté autour et à propos des oeuvres accrochées aux murs. L’expérience s’est révélée riche et le regard bienveillant des visiteurs a rassuré les trois créatrices, parfois étonnées que leurs collages  trouvent acheteurs...

 

Pour terminer, laissons la parole à chacune:

 

«[...] Construire nos paysages intérieurs du moment avec des images qui nous parlent, des couleurs, des formes qui s’offrent... jouer avec les transparences, les couches, la matière... Oser aller... Faire confiance... [...]»

Colette Bally

 

«[...] Découverte qu’ainsi, rien que de vieux journaux peuvent sortir des formes et des couleurs qui donnent des images étonnantes, si diverses, mais très personnelles, à chacune d’entre nous. [...]»

Antoinette Blandu

 

«[...] Les états d’âme se mettent à prendre des couleurs, des formes... On s’étonne, on rit, on rouspète. On donne corps à l’indicible et ça fait du bien.»

Françoise Cujean